Rien de plus simple qu’un bouton; et pourtant! Chaque jour est propice à de nouvelles observations. Hier, sur un quai de la gare de Reichenau-Tamins, je prends une photo d’une voiture du chemin de fer rhétique (voir ci-contre). J’ai l’impression que la flèche jaune figurant sur la portière n’est pas explicite. Je vérifie mon hypothèse auprès d’une amie. Sa réponse me surprend: ce n’est pas la flèche qu’elle ne comprend pas; mais le bouton vers lequel elle pointe qu’elle n’a pas perçu immédiatement comme tel, en raison de sa forme inhabituelle: dans son esprit, les boutons sont ronds, ils ne sont pas rectangulaires. Peut-être que la couleur et la matière utilisées contribuent également à rendre ce bouton peu adapté; ou est-ce le contexte: un type de porte qui d’habitude s’ouvre manuellement - ce devait être le cas à l’origine avant que le mécanisme d’ouverture n’ait été automatisé. Je n’ai pas vérifié ces hypothèses auprès de mon amie mais il est vraisemblable qu’elles participent toutes au manque de prévisibilité.
Entre les éléments qui ressemblent à des boutons et qui n’en sont pas - lire à ce sujet “La guerre des boutons est déclarée!” - et les vrais qui ne sont pas pris au sérieux, c’est compliqué.
Moralité (répétée): ne pas chercher à être original lorsqu’une commande doit pouvoir être immédiatement comprise par le plus grand nombre, en particulier lorsque les utilisateurs disposent de connaissances très différentes, provenir de cultures et d’origines lointaines et on peut imaginer que c’est le cas sur une ligne à vocation touristique.
Et vous, avez-vous rencontré dans votre quotidien d’autres boutons peu pratiques?


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