juillet 2005

Les opérateurs nous prennent pour des cartes SIM!

Si vous avez lu mon message précédent, vous aurez compris que le sujet du moment, c’est la transmission de données, ce n’est plus la voix. J’expérimente donc depuis quelque temps la transmission de données, autant avec mon téléphone Sony Ericsson P910i qu’avec mon ordinateur portable. Premier constat: il est nécessaire de disposer de 2 cartes SIM, l’une pour la carte PC insérée dans l’ordinateur portable, l’autre pour le téléphone mobile. Rien à redire jusque-là, d’autant plus que je ne souhaite pas passer ma journée à transférer une seule carte SIM d’un appareil à l’autre. ;-)

Ce qui est en revanche discutable, c’est que l’entité autour de laquelle sont construites les propositions commerciales, c’est la carte SIM, pas le client, personne physique!

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Pour que le TECOMO ne subisse pas le sort du TAMAGOSHI!

Le téléphone mobile est mort: vive le TErminal de COmmunication MObile (TECOMO)! Cet acronyme n’a rien d’officiel et n’est certainement pas encore référencé par Google; c’est le fruit de mon cerveau droit, encore partagé entre rêves et réalité.

Il y a bien longtemps que les constructeurs de téléphones mobiles ont renoncé à améliorer la qualité des communications vocales et à en faire un argument marketing; fini les batailles autour de la clarté des communications, de l’Enhanced Full Rate (EFR). D’ailleurs, les nouveaux modèles font parfois pire que leurs prédécesseurs, à commencer par les modèles UMTS/3G que j’ai pu tester récemment. Et l’ajout d’un intermédiaire supplémentaire telle qu’une oreillette Bluetooth n’arrange rien… mais qui s’en plaint? qui renonce à utiliser son Treo 650 parce qu’il est impossible de tenir une banale conversation dans une rue passante avec?

Etre les premiers à lancer sur le marché des TECOMOs qui nous permettent de réaliser les tâches que nous effectuons aujourd’hui avec nos ordinateurs interconnectés au travers de l’internet (partager des photos, établir des communications vidéo, envoyer et recevoir des emails, acheter des produits et des services), voilà sur quoi les fabricants concentrent leurs énergies.

Aujourd’hui, d’après ce que je comprends, la demande provient surtout des opérateurs qui ont investi dans la construction de réseaux 3G notamment, peu des utilisateurs de téléphones mobiles - euh!, pardon de TECOMOs - eux-mêmes.

Qu’une nouvelle fonction soit techniquement au point et disponible ne signifie évidemment pas qu’elle sera socialement acceptée puis utilisée; même si elle est potentiellement utile. Surtout si les interactions entre l’utilisateur et ces fonctions s’avèrent mal aisées. Et, pourtant, c’est ce que j’observe chaque jour, dans mon activité de spécialiste en utilisabilité: l’écart entre les potentiels d’utilisation et l’utilisation effective grandit. Soit parce que les fonctionnalités ne correspondent à aucun réel besoin, soit surtout parce que les interactions conduisent à des expériences désagréables.

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